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Électrostimulation : quel appareil pour quels besoins ?

L’électrothérapie est aujourd’hui une technique reconnue, dont l’enseignement est obligatoire pour les étudiants préparant le Diplôme d’état de masseur-kinésithérapeute (en France, B.O. du 24 novembre 1989 : décret n° 89-633 du 5/09/89 modifiant le décret du 29/03/63 relatif aux études préparatoires et aux épreuves du diplôme d’état de masseur kinésithérapeute ; J.O. du 9/09/89). Quels sont les principes de l’électrostimulation ? Comment fonctionne un électrostimulateur ? Comment choisir l’appareil le plus adapté à vos besoins ? Retrouvez tous nos conseils en images

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Applications principales :

– Soulager différents types de douleurs (aiguës ou chroniques) : courant TENS
 Rééduquer des fonctions musculaires perturbées : courant NMES
– Améliorer les performances du muscle sain : courant NMES
– Apporter du bien-être dans les domaines de la forme et de l’esthétique : courants TENS et NMES.

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Principes de l’électrostimulation :

L’électrothérapie permet de stimuler deux types de tissus dans le corps humain : les muscles (fibres musculaires) et les nerfs (fibres nerveuses). On peut distinguer les nerfs sensitifs (sensation de toucher, de chaleur…) et les nerfs moteurs (qui guident l’information du cerveau au muscle). La stimulation des nerfs sensitifs est utilisée pour un effet antidouleur tandis que la stimulation des nerfs moteurs est utilisée à des fins de réhabilitation. Concernant la stimulation des nerfs moteurs, on notera qu’il faut 500 fois plus de courant pour stimuler directement la fibre nerveuse que le nerf moteur. La stimulation en direct sur le muscle ne se fera donc que dans le cas où la fibre nerveuse moteur est rompue et ne permet pas une électrostimulation neuromusculaire classique (NMES) : Ce mode est dit « dénervé ».

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Qu’est-ce qu’un électrostimulateur ?

Un appareil d’électrostimulation est un générateur qui va pouvoir produire plusieurs formes de courant adaptées à différentes applications telles que le traitement antalgique (TENS), la stimulation du muscle sain (NMES), la stimulation du muscle dénervé (dénervé) et la ionisation (courant galvanique). On ne peut pas traiter toutes les pathologies avec un même courant.

Composition de base d’un appareil : un boîtier, un générateur de courant (interne), un clavier, un écran, câbles, électrodes et éventuellement sonde (en uro-gynécologie).

Quels sont les paramètres à régler ?

La quasi-totalité des appareils d’électrostimulation sur le marché propose un grand nombre de programmes et préréglages, en pratique il est très rare que le praticien ou l’utilisateur règlent un autre paramètre que l’intensité de la stimulation ; cependant, les principaux paramètres sur lesquels nous pouvons agir sont les suivants :

– la largeur d’impulsion (profondeur de la stimulation) : elle se choisit en fonction du groupe musculaire que l’on veut travailler. Plus le muscle est en surface plus la largeur d’impulsion devra être faible.
– La fréquence : elle se choisi en fonction de la façon dont on veut faire travailler le muscle (fitness, rééducation, bien-être…)
– L’intensité (la charge de travail) : c’est en général le seul paramètre géré par l’utilisateur, elle détermine l’intensité de la stimulation.

Comment se fait le choix d’un programme ?

En général, les appareils d’électrostimulation commencent par proposer à l’allumage le type de courant choisi :
– TENS, NMES, dénervé ou galvanique…
Ensuite la manière dont vous souhaitez travailler :
– Rééducation, sport, fitness, urologie…
Puis on choisit la zone du corps à traiter (groupe musculaire) :
– abdominaux, quadriceps, épaule, etc…
Vient ensuite le choix de la finalité du programme (fréquence) :
– atrophie, force, mobilisation, etc…
Il ne reste plus qu’à régler l’intensité (charge de travail) manuellement ou de manière automatique avec certaines solutions intelligentes proposées sur certains appareils.

Les traitements antalgiques (dits TENS) :

Application antalgique / antidouleur ; on peut distinguer deux types de programmes : les programmes de haute fréquence à effet immédiat (Gate Control) et les programmes de basse fréquence à effet différé et prolongé.
Le signal de haute fréquence appliqué sur la zone douloureuse va être considéré comme un message prioritaire sur celui de la douleur par le cerveau et la sensation de douleur va donc être immédiatement inhibée. Le terme « Gate Control » reflète bien cette idée : il n’y a qu’un passage pour remonter l’information au cerveau, l’information de douleur ne remontera plus si l’on fait passer un message prioritaire.
Le signal de basse fréquence va reproduire des petites contractions musculaires qui vont envoyer un signal au cerveau déclenchant une libération d’endorphines. Une fois que la sécrétion est lancée, elle va durer dans le temps. Cependant l’effet est différé car il faut le temps que la sécrétion se mette en place (programme de type endorphinique).
A partir de ces deux types de fréquences, les appareils d’électrostimulation proposent toute une modulation de programmes afin d’utiliser les deux effets en même temps (soulager immédiatement avec un effet prolongé).

Principales pathologies traitées :
Douleurs musculaires (mal de dos, contractures, torticolis, lombalgie, etc…), douleurs articulaires (arthrose, rhumatisme, polyarthrite rhumatoïde, etc.), douleurs névralgiques (névralgie, cervicalgie, sciatique, etc.), douleurs uro-gynécologiques (urinaires, pelviennes, menstruations, etc.), douleurs post-opératoires (fractures, membres fantômes, cicatrices, etc.) et autres telles que céphalées, nausées, angines de poitrines etc.

exemple :  Cefar Primo Pro

NMES (stimulation musculaire du muscle sain) :

Applications en rééducation fonctionnelle (amyotrophie, facilitation), fitness (échauffement, préparation, endurance, résistance, force, récupération, décrassage, musculation, step, jogging, sprint, cross, body sculpt), bien-être (insuffisance veineuse ou artérielle, capillarisation, jambes lourdes…), massage (massages relaxants, toniques, anti-stress), rééducation de l’incontinence (dit « uro » : instabilité vésicale, incontinence, post-partum, etc), entretien physique (traitement contre la fonte musculaire, entretien du potentiel musculaire) ou encore esthétique (tonification, galbe, raffermissement, affinement).

exemple :  Compex Energy Mi ready

Le dénervé :

La charge est beaucoup plus importante que dans le cadre d’un programme TENS ou NMES, la principale application de ce type de courant est d’entretenir un potentiel musculaire le temps que le nerf moteur repousse.Attention cependant à la confusion entre dénervé et paralysie : si la lésion porte exclusivement sur le système nerveux central, le muscle est paralysé ; mais le nerf périphérique étant intact, il n’est pas dénervé. Si par contre, il y a lésion complète du nerf périphérique, dans ce cas, le muscle est non seulement paralysé mais également dénervé. Le muscle paralysé mais non dénervé est stimulé comme le muscle sain au moyen des programmes de neurostimulation.

Exemple :  globus Genesy 100 pro

Le courant galvanique :

Première application : les bains galvaniques, il s’agit de plonger ses mains ou ses pieds dans une bain d’eau traversé par le courant galvanique. Ce type de traitement est utilisé pour lutter contre l’hyperidrose (sudation).

Seconde application : la ionisation, il s’agit de faire passer une solution médicamenteuse à travers la peau grâce au courant galvanique. Concrètement le courant direct continu permet de faire migrer les ions d’une substance médicamenteuse dont la molécule active est un ion.On notera aussi l’utilité du courant direct pulsé dans le traitement des oedèmes par vasoconstriction.Contre-indication essentielle : ne pas utiliser sur un patient avec matériel (métallique) implanté car ce courant direct continu n’est pas compensé (charge positive) et sera donc facilement attiré par les métaux : risque de brûlures.

On notera que l’utilisation d’un traitement par iontophorèse chez des patients présentant un terrain allergique connu doit être prudente (voir précautions d’emploi stipulées dans le manuel de l’appareil).Exemple : globus Genesy II Pro

L’électrostimulation présente-elle un danger ?

Les programmes de TENS, NMES et dénervé sont des courants compensés (à moyenne nulle) : la charge positive et la charge négative se compensent, il n’y a donc aucun risque de brûlure même en cas de matériel implanté.Tous ces appareils sont utilisables par des particuliers.

Les contre-indications :

Ne pas utiliser les appareils d’électrostimulation sur les patients portant un pacemaker, épileptiques ou sur l’abdomen des femmes enceintes. D’autre part il est fortement déconseillé d’utiliser l’électrostimulation sur la face avant du cou du patient (sinus carotidien). On déconseillera aussi l’utilisation d’électrostimulateurs en cas de troubles circulatoires artériels important des membres inférieurs ; en cas d’hernie de l’abdomen ou de la région inguinale (éviter la zone abdominale).

Quels sont les principaux critères pour choisir son appareil ?

 

tableau electro– Tout d’abord il faut se demander dans quel cadre vous aurez besoin d’un appareil d’électrostimulation. S’il s’agit de traiter uniquement la douleur, plusieurs appareils ne proposent que des programmes TENS et/ou de massage. Des gammes électrostimulation spécifiques sport, rééducation ou urologie et rééducation périnéale sont aussi proposées. Il existe aussi des appareils plus polyvalents, proposant selon les cas du courant galvanique.

– Il faudra regarder le nombre de sorties : deux sorties permettent de stimuler un groupe musculaire (2 électrodes), quatre sorties permettent de stimuler deux groupes musculaires différents.- Ensuite il convient de choisir dans le cas d’un 4 voies, l’appareil est en configuration 2+2 ou non. La configuration 2+2 permet d’appliquer deux programmes différents sur deux groupes musculaires différents.

– L’appareil propose-t-il la fonction Biofeedback ? La fonction biofeedback permet de pratiquer une électrostimulation active/intelligente en ayant un retour direct sur les capacités de l’utilisateur. Par exemple, dans le cadre d’une rééducation, le biofeedback va trouver le point limite objectif à atteindre et va accompagner le patient pour atteindre ce point et maintenir la contraction.

– L’alimentation de l’appareil est à prendre en compte si en tant que praticien vous avez à vous déplacer ou si l’utilisateur a besoin de garder son appareil sur lui (souvent dans le cas de traitements antalgiques). Les appareils peuvent marcher sur batterie, sur secteur ou sur batterie et secteur (l’appareil peut être mis sous tension en cours de charge).

– Le type d’écran : certains appareils ont des écrans LCD, d’autres des écrans graphiques. On peut noter que les écrans graphiques sont souvent utiles pour le placement des électrodes car celui-ci s’affiche à l’écran par schémas sur certains modèles. Les appareils les plus avancés proposent même une galerie de planches anatomiques afin de faciliter le placement des électrodes et à des vues didactiques pour le patient.- L’appareil est-il débrayable ? Pouvez-vous créer vos propres programmes ?

Ou se procurer son appareil ?

rendez-vous sur votre boutique Kinessonne pour vous procurer votre matériel

-Pour l’électrostimulation NMES, rendez vous ici (4 voies) ou ici (2 voies)
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